"L'être humain est en perpétuel devenir, l'enfermer dans une définition formulée à l'école maternelle ou après, c'est trahir sa liberté de
devenir celui qu'il choisit d'être" A.Jacquard
Un parent doit représenter l'autorité, sans être autoritaire
L'éducation, c'est la valeur de l'exemple et une question de dosage. Il faut s'affirmer avec bienveillance et fermeté sans jamais renoncer
...
- Il suffit quelquefois de raconter son histoire à son enfant, que chacun des parents parle de sa propre enfance, sincèrement avec des mots simples adaptés à son âge,
pour que la communication se rétablisse entre parents et enfants
- Il faut parler aux enfants de leur généalogie, dire l'histoire des grands parents, aborder les moments difficiles vécus par certaines familles, ne pas cacher les
origines ou occulter des moments importants de l'existence.
- Les deux parents doivent être solidaires. Si l'un d'eux n'est pas d'accord, il en a le droit, mais ne doit jamais l'exprimer devant l'enfant, et devant lui, les
parents doivent rester unis.
- A chaque age ses interdits:
- Un bon interdit s’inscrit dans un cadre adapté qui protège l'enfant, tient compte de son âge, de ses capacités, et l'aide à grandir
- Un mauvais interdit ne respecte pas l’enfant en tant que personne, il ne tient pas compte de ses besoins, de ses désirs, de ses rythmes, c’est celui qui exige une obéissance sans raison.
- Les punitions peuvent être nécessaires, s’il n’existe que des menaces les parents perdent leur autorité légitime. Elles doivent être intelligentes et comprises par
l’enfant, elles aident l'enfant en posant des repères et des limites, c'est rassurant et constructif.
- Pour les petits, les parents trouvent une aide précieuse avec les DVD (avec parcimonie) et les livres (sans modération) qui aident à expliquer et à dénouer chaque
situation quotidienne (voir la page Bibliographie).
- Quand les enfants sont jeunes, les parents peuvent aussi être indulgents. Certains parents veulent les voir grands et sont très exigeants. Ils pensent que la pression
est un gage de réussite précoce, c'est le contraire... Laissons les régresser quelquefois, interdire le doudou brutalement ne fait pas grandir vite et n'est pas un gage de maturité.
- Surtout ne pas les empêcher de grandir non plus. Même en petite section, l'enfant peut se savonner seul, choisir ses vêtements (la veille pour éviter le stress), on
supprime le lit à barreaux et on prend les repas en famille. Bien entendu on bannit les couches, le biberon et la tétine qui est néfaste a beaucoup d'égards.
- La nuit peut être source de grande angoisse pour certains enfants et peut poser problème. Dans ce cas, on cherche des solutions en douceur pour cette difficulté de
séparation et on consulte un spécialiste, mais on ne passe pas la nuit avec papa et maman, c'est inadapté pour tout le monde.
- Les parents doivent poser les limites claires. L'enfant cherchera sans cesse, à tout âge, à tester leur fermeté et leur patience. Pensez au titre évocateur du livre
"je t'aime, donc je ne céderai pas".
- Tant que cela est possible, les parents doivent préférer la négociation à l'affrontement car la force peut paraitre simple avec un enfant de 3 ans, mais devient
impossible quand il en a 14.
- Il faut dire et redire aux enfants qu'on les aime, même si vous pensez qu'ils le savent ...
- Enfin, les parents ne sont pas des êtres parfaits. Ils ont le droit de se tromper, de faire des erreurs, de montrer leurs failles, leurs fragilités et leurs émotions,
et peuvent aussi s'excuser s'ils ont été injustes. Les parents ne sont pas des robots mais des êtres humains perfectibles ?